03/07/2009

L'asbl "Au Détour du Possible" ou quand le cheval murmure à l'oreille des enfants !

C'est en 1992 qu'est né, au sein du centre de réadaptation sociale et professionnelle "Le Saulchoir" à Kain, un projet de création d'une ferme thérapeutique.

C'est tout d'abord une exploitation agricole de Pottes qui accueillit les premiers jeunes handicapés pour des activités liées à la ferme (soins au petit élévage, entretien de l'environnement, hippothérapie, promenades dans la campagne...).

Depuis 1996, le projet possède ses propres installations dans les bâtiments et sur les terrains de l'ancien couvent des Pères Passionnistes à Ere, aux portes de Tournai.

Grâce à l'aide de Cap48, un manège fut construit à l'arrière de bâtiments et abrite une dizaine de chevaux (achetés sur fonds propres ou offerts par des services clubs).

Le centre fonctionne durant toute l'année scolaire et accueille principalement les jeunes fréquentant "Le Saulchoir", mais aussi d'autres groupes. Sa finalité serait de pouvoir l'ouvrir, certains jours, à des personnes valides et moins valides dans un but d'intégration totale de la personne handicapée.

"Mieux connaître l'autre qui n'a pas la possibilité de se comporter comme nous, rompt l'appréhension que suscite cette différence et n'enferme plus la personne handicapée dans une sorte de ghetto moral".

Les responsables de l'asbl "Au Détour du Possible" ont aussi constaté que le cheval permet à l'enfant handicapé d'entrer dans un autre monde, un univers où, il est admis, cette fois, sans restrictions, où il se sent valorisé, où s'établit une sorte de connivence entre l'animal et celui qui le monte !

Les résultats obtenus sont assez étonnants, particulièrement avec les personnes autistes, elles qui, parfois, ne disent jamais rien parlent avec les chevaux !

L'hippothérapie, au plan psychomoteur, permet également à l'enfant handicapé d'exercer efficacement sa coordination motrice, ses schémas corporels et son orientation dans l'espace.

L'action de l'asbl "Au Détour du Possible" ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Soucieuse de répondre à une demande de parents dont l'enfant avait terminé la période de scolarité et pour lequel ils n'avaient pas trouvé de solution d'accueil de jour ou d'hébergement, elle a, depuis trois ans, au coeur du village de Bruyelle, modernisé en l'adaptant aux personnes à mobilité réduite une ancienne ferme.

Dès le mois de septembre 2009, une douzaine de jeunes y seront accueillis et occupés permettant ainsi de ne pas laisser s'installer l'inévitable régression consécutive à la rupture de repères lorsque la période de scolarité est finie.

L'asbl Michaël soutient le projet depuis 1995.

10:32 Écrit par S.T. dans philantropie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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