31/08/2010

La fête des quinze ans des Aubépines.

Depuis trois jours, on scrutait le ciel et on écoutait les bulletins météorologiques. Chaque soir, Madame ou Monsieur Météo de la RTBF ou de RTL/TVI nous donnaient des prévisions de plus en plus exécrables pour le week-end. La journée de samedi, avec quelques éclaircies dans la matinée, devait être la meilleure du week-end, par contre celle de dimanche verrait non seulement déferler les nuages amenés par un bon vent frais du Nord-Ouest mais serait marquée par des averses fréquentes ou pire encore des pluies continues.

 

Il n'y avait vraiment pas de quoi réjouir les organisateurs de la fête organisée à l'occasion du 15e anniversaire des Aubépines à Sart Risbart.

 

Dimanche matin, le Rigolant étant néanmoins présent sur une bonne partie du pays, membres du personnel, parents et amis des résidents de l'institution reprirent confiance.

 

La séance académique débuta à 11h30 sous le chapiteau. Dans son discours de bienvenue, le Président de l'ASBL tint à remercier ceux et celles qui avaient répondu à l'invitation. En moi-même, je pensais qu'il aurait pu commencer son petit mot par l'expression : "Quel bon vent vous amène " parce qu'entre-temps, Eole s'était lui aussi invité à la cérémonie, faisant gonfler les toiles blanches du chapiteau artistiquement transformé par des mains expertes en une tente du désert. Heureusement emmenés par ce souffle puissant, les nuages inoffensifs défilaient à toute vitesse empêchant, régulièrement, le Incertain d'assister lui aussi à la fête.

 

Les participants gagnèrent ensuite la chapelle de l'ancien couvent où une exposition de peintures de grande qualité réalisées par des résidents servi de cadre à l'apéritif. Preque toutes les oeuvres trouvèrent acquéreur.

 

On dit que le grand vent creuse l'appétit, les estomacs nous rappelèrent donc qu'il était temps de se rendre sous la tente où était servi le couscous préparé par Aziz, une assiette copieusement garnie exhalant des senteurs extraordinaires. Une cuisse de poulet dorée à point reposant sur un lit de semoule garnie de légumes, d'oignons et de raisins, un met à rendre jaloux Monsieur Garbit qui ose proclamer que ses plats sont "bons" comme là-bas. Loin de moi l'idée de vouloir contrarier ce maître de la nourriture en conserve, je lui soufflerai donc simplement que celui que nous avons mangé était "excellent" comme là-bas (trouvez la nuance !).

 

D'autres se dirigèrent vers la BBQ que Fred et son compère n'avaient aucune difficulté à attiser.

 

L'après-midi était déjà avancée quand arriva le gâteau d'anniversaire. Eole se crut intelligent de monter en puissance pour souffler les bougies. Comme celles-ci étaient faites de feux d'artifice, il ne réussit pas son mauvais coup et c'était bien fait pour lui !

 

Dans la tente, un trio de musiciens introduisit des airs sur lesquels un groupe de jeunes femmes firent une démonstration de danses orientales. Comme l'avait fait le repas, musique et danseuses nous transportèrent, une nouvelle fois, au-delà de la Méditerranée nous faisant oublier, pendant un temps trop court, le temps maussade.

 

Après le tirage de la tombola, une dernière visite aux différents stands (grimage, exposition et vente de légumes bio cultivés par les résidents, pêche aux canards, jeu de massacre ou jeux anciens), après avoir une dernière fois trinqué à la santé de l'établissement, de ceux qui y résident ou y travaillent, tous se séparèrent.

 

Sans doute attristé par la fin d'une journée de fête totalement réussie, le ciel laissa échapper quelques gouttes tout d'abord avant de pleurer à chaudes larmes.

09:51 Écrit par S.T. dans philantropie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |