30/08/2011

Qu'on se le dise !

On peut dès à présent réserver les places pour la soirée organisée par l'asbl Michaël,

le samedi 8 octobre à 20h00 en l'église Saint-Paul à Tournai.

Au programme :

Concert de la MusiKaine sous la direction de Raphaël Lahaise.

En prévente, les cartes d'entrée sont à 8 Euros (10 le jour du concert).

On peut réserver par versement au compte 370.4099808.93 de l'asbl Michaël avec la mention : "réservation x places" avec vos noms et adresse

 

Vous ne pouvez assister à notre soirée mais vous souhaitez néanmoins soutenir notre association qui apporte une aide fiancière à des institutions pour personnes handicapées jeunes ou adultes, il vous est également possible de nous faire parvenir votre participation (aussi minime soit-elle) au même numéro de compte avec la mention : "soutien".

 

Les membres de l'asbl Michaël seront heureux de vous rencontrer à cette occasion !

 

23/08/2011

Orage, ô désespoir et un sentiment de désolation !

Comme les habitants des autres régions du pays, les Tournaisiens ne sont pas prêts d'oublier cette journée du 23 août 2011. De mémoire de vieil habitant de la cité des cinq clochers, jamais, il ne lui avait été donné l'occasion d'assister à deux "levers" du jour. Le premier, habituel, vers 7h, après une nuit durant laquelle l'orage, arrivé vers 23h, avait grondé continuellement et le second, vers 9h, après le passage d'une seconde vague de tonnerre et de pluie qui avait obligé à rallumer les lampes des habitations comme si la nuit était soudainement retombée.

C'est à la fin de la première zone, vers 7h00, que la fatalité allait frapper à Bruyelle, le long de la chaussée de Tournai. Un riverain dont la maison est située en face de l'internat du Saulchoir voit, soudainement, deux éclairs frappés presque simultanément le bâtiment. Celui-ci présente la particularité d'être construit en forme de U. La foudre touche le bâtiment du fond et ensuite la construction latérale droite. ce témoin ne sait pas, à cet instant, que l'orage vient de parcourir le réseau électrique du home le privant du fonctionnement de sa centrale incendie. Le télétransmetteur restera muet et le feu, bouté aux combles, aura tout le loisir de se développer. Lorsque ce voisin remarque de la fumée s'échapper du toit et appelle les pompiers d'Antoing, il est déjà trop tard. A leur arrivée, les hommes du feu découvrent l'ampleur du sinistre, la totalité de la toiture est la proie des flammes, le toit de l'aile droite va s'effondrer embrasant les locaux du rez-de-chaussée.

Le courant électrique étant coupé, la lourde porte automatique refuse de s'ouvrir, il faut la défoncer pour la reculer manuellement. Le Bourgmestre d'Antoing, Daniel Bauwens, prévenu, déclenche le plan catastrophe car il ignore, à ce moment, que les résidentes, dix-huit jeunes filles handicapées, sont parties en camp de vacances et ne doivent rentrer que le soir même. La police d'Antoing se rend également sur place pour canaliser le flux de circulation, toujours important, sur cet axe qui va de la frontière française à Tournai.

Plusieurs véhicules sont appelés en renfort et de nombreuses lances attaquent les foyers. Pendant ce temps, des parents des jeunes fréquentant la structure d'accueil voisine "Au Détour du Possible" située sur le même site, des amis, des administrateurs et surtout de courageux membres du personnel, surmontant leur état de choc compréhensible, évacuent, avec l'aide des pompiers, une grande partie du mobilier du rez-de-chaussée pour le mettre en sécurité. On récupère des "tintins", des poupées, des photos mouillées, choses qui peuvent paraître futiles mais si précieuses pour les jeunes handicapés qui tiennent à ces "amis" immuables. Si certaines chambres peuvent ainsi être vidées de leur contenu, la partie de vie, la cuisine, la salle à manger et les ateliers sont totalement détruits lorsque les plafonds s'effondrent.

Vers 10h00, le tout nouveau bâtiment du Saulchoir, inauguré il y a moins d'un an, n'était plus que ruines fumantes. Un sentiment de désolation s'est alors emparé de tous les témoins mais, on n'ose à peine imaginer ce qui aurait pu arriver, si, les résidentes avaient été présentes, à cette heure, car c'est le moment du réveil et des bains et évacuer des personnes handicapées souvent tétanisées par des évènements imprévisibles aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Ce 24.08, la presse locale donne une explication à la violence du phénomène météorologique : "la foudre serait tombée une première fois sur le paratonnerre de l'église située à environ deux cents mètres et celui-ci aurait "fractionné" la décharge électrique". Si l'explication est bonne, ce type de protection n'est-il pas d'amener la décharge électrique dans le sol. Etrange !

"L'asbl Michaël" soutient le coordinateur de ce projet, Mr Michel Huon, un de ses membres fondateurs et l'assure de sa sympathie.

19:45 Écrit par S.T. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |